POUR UNE MARSEILLAISE AMIE


POUR UNE MARSEILLAISE AMIE

I

Allons enfants de toutes les patries L’intelligence doit triompher Contre nous de la tyrannie Nous nous sommes jadis délivrés (bis) Entendez-vous par la Planète Gémir tant de peuples opprimés Gronder tant de peuples entravés De leur Liberté faire la conquête

Soyons les citoyens D’un idéal humain Chantons chantons Qu’un chant commun Dessine notre destin

II

Mais que veulent les peuples de la Terre Si ce n’est une juste équité Des lendemains où la misère Ne sera plus leur sort obligé (bis) Ces multitudes qui partout errent Sans fin sous nos yeux détournés Ces multitudes mises de côtés Qui elles aussi ont droit à cette Terre Soyons les citoyens D’un idéal humain Chantons chantons Qu’un chant commun Dessine notre destin

III

Tant de sang versé entre frères Nous ne nous sommes jamais aimés Nous qui rêvons de fuir notre Terre Nous fuir nous-mêmes voilà la vérité (bis) Ne croyez pas que dans les Galaxies Nous pourrions trouver le salut Quand notre Paradis sera vraiment perdu Déjà sur Mars nous rêvons notre Enfer

Soyons les citoyens D’un idéal humain Chantons chantons Qu’un chant commun Indique notre destin

IV

Amour de toi planète amie Planète bleue planète de Vie Contre nous de la tyrannie Toutes ces armes pour nous entredétruire (bis) Pour faire tomber une nuit éternelle Sur cette Terre que nous devrions chérir A nos enfants nous lèguerons le pire Pour leur Planète qui fut pourtant si belle

Soyons les citoyens D’un idéal humain Chantons chantons Qu’un chant commun Dessine notre destin

V

Allons enfants de toute la Terre Refusons d’être anéantis Refusons de la tyrannie L’héritage que nous lèguent nos pères (bis) Unissons-nous contre l’Histoire Dont nos aînés veulent nous charger Ne croyez pas aux fausses gloires C’est notre Terre qu’il nous faut sauvegarder

Soyons les citoyens D’un idéal humain Chantons chantons Que d’un élan commun Renaisse notre destin

VI

A nos aînés qui nous laissez cette Terre Maintenant que vous n’y êtes plus Dites-nous comment nous allons faire Pour l’assainir du tas de vos rebus (bis) Vous prétendiez enrichir nos carrières Des traces de vos belles vertus Vous qui gisez au fond des cimetières En sublimant vos grandes guerres perdues

Soyons des citoyens Croyons quand même aux lendemains Marchons marchons Malgré qu’un air impur Abreuve nos poumons